La licéité du comportement des parties à un conflit armé et l'asymétrie éventuelle entre l'État agresseur et l'État victime sont parmi les questions à réexaminer.
Bien que l'embargo s'applique aussi expressément au pays agresseur, l'Érythrée, il ne fait aucun doute que l'intention des auteurs de la résolution était de punir l'Éthiopie.
Étant donné ces incertitudes, la question de l'avantage éventuel pouvant échoir à un État agresseur devrait être définie comme une considération pertinente mais pas nécessairement décisive.
Selon une autre délégation, la question de l'avantage que pourrait en tirer un État agresseur devrait être regardée comme un facteur pertinent mais pas nécessairement déterminant.
De l'avis du Liban, l'État agresseur doit porter la pleine responsabilité de ses actes d'agression, d'autant que cette agression a été délibérée et dirigée contre les Nations Unies.
Il a été redit qu'un État agresseur ne pouvait être mis sur le même plan que l'État exerçant son droit de légitime défense, individuelle ou collective, conformément à la Charte des Nations Unies.
La délégation portugaise pense également qu'un État agresseur ne doit pas être traité de la même manière qu'un État exerçant son droit de légitime défense s'agissant de déterminer la licéité du comportement.