L'économie palestinienne se trouve donc désormais largement tributaire du secteur parallèle, du système de la débrouille et des services d'exploitation de rente.
Il présente ces bonnes intentions comme autant de solutions alors que les fonctionnaires et leurs conjoints doivent en réalité se débrouiller tout seuls.
Nous ne voyons d'ailleurs pas comment un pays quelconque, quelles que soient sa taille et sa puissance, pourrait véritablement se débrouiller tout seul.
Ces estimations illustrent le fait que, dans chaque région, il y a des pays qui se débrouillent bien et d'autres qui connaissent une croissance très lente.
Une ONG intervient pour réinsérer les mères adolescentes dans la société en leur apportant un soutien sur deux ans jusqu'à ce qu'elles puissent se débrouiller seules.
Il semble, toutefois, qu'à peu près autant de Palestiniens, de Cisjordanie principalement, se débrouillent pour venir travailler au noir en Israël tous les jours, à leurs propres risques.
Par exemple, en cas de séparation, les femmes ont la responsabilité d'élever les enfants et doivent se débrouiller seules, alors que l'homme était le soutien de famille.
Les enfants qui se trouvent aussi au milieu des conflits doivent se débrouiller seuls suite à la perte de leurs parents, ou parce qu'ils ont été séparés d'eux.
Le problème est encore aggravé par l'attitude des parents qui encouragent leurs enfants à se débrouiller tout seuls dans la rue et à rapporter de l'argent à la maison.
Ces populations doivent en grande partie se débrouiller seules dans un pays qui connaît les affres de la guerre et où il y a peu ou pas de possibilités d'activité économique.