Se faire élire est un job à plein temps et, s'ils voulaient connaître aussi les subtilités de l'éducation ou des finances, les ministres ne feraient pas leur travail de politiciens.
En faisant cette critique, les politiciens veulent donner l'impression qu'à l'inverse des bobos, eux, ils sont proches du peuple, proches de ces Français qui ont peur de la mondialisation, qu'ils les comprennent.
Par exemple, les chefs d’entreprise et les politiciens évitent de se montrer dans des voitures de luxe, même s’ils ont les moyens de s’en acheter, car quand ils le font, ça scandalise l’opinion publique.
Ce qui est paradoxal, c'est qu'en réalité, le salaire moyen des politiciens et leur capital culturel sont beaucoup plus élevés que ceux de leurs électeurs.
Une parole de bon sens qui sort du lot, quand nos politiciens préfèrent surfer sur les drames en créant des polémiques n'ayant pas lieu d'être quitte à exciter le fantasme d'une guerre de religion.
Un deuxième référendum serait un " vote de politiciens" : les politiciens disent aux gens qu'ils se sont trompés la première fois et qu'ils devraient essayer à nouveau.
On peut être un activiste, mais sans doute faut-il faire attention à ne pas dénoncer de façon trop dure les puissants politiciens locaux ou le pouvoir central.