Élodie Courtejoie : Rapprocher les deux médecines, humaines et vétérinaires, votre plaidoyer intervient, j’imagine, dans un contexte de zoonose que l’on observe régulièrement ?
Nous allons mettre tout en œuvre aujourd'hui pour circonscrire cette épidémie, sachant qu'il est possible voire probable qu'il y ait d'autres cas notamment en Europe.
La rougeole, la plus ancienne maladie mortelle et contagieuse, serait apparue avec la domestication des bovins à la fin du mésolithique, 6 500 ans avant notre ère.
Des vaccins efficaces existent contre la plupart des maladies infectieuses, transmises par les microbes : les grandes épidémies, qui décimaient la population, ne sont plus une fatalité.
D’année en année, cependant, son petit champ se rétrécit, et, lorsqu’il survient une épidémie, il ne sait pas s’il doit se réjouir des décès ou s’affliger des sépultures.
Des chercheurs de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) des Etats-Unis ont développé ces vaccins à ADN codant des protéines du virus Ebola.
Dans les épidémies, nous avons eu cette année le typhus, nous avons eu la suette miliaire il y a deux ans, cent malades quelquefois, nous ne savons que faire.
Un café ayant affiché que « le vin probe tue le microbe » , l'idée déjà naturelle au public que l'alcool préservait des maladies infectieuses se fortifia dans l'opinion.