Mais pas une des femmes ne l’entendait ; c’était comme la respiration même du lavoir, une haleine ardente amassant sous les poutres du plafond l’éternelle buée qui flottait.
Cependant, Gervaise conservait un fond de méfiance. Peut-être bien que la grande brune se raccommodait pour se mieux venger de la fessée du lavoir, en roulant quelque plan de mauvaise bête hypocrite.
Elle avait fait un saut en arrière, ses bottines seules étaient mouillées. Cependant, le lavoir, que les larmes de la jeune femme révolutionnaient depuis un instant, se bousculait pour voir la bataille.
Au coin de la rue des Poissonniers, elle s’assit dans le ruisseau, elle se crut au lavoir. Toute l’eau qui coulait lui tournait la tête et la rendait très malade.