Ceci montre bien l'importance de la lutte contre le protectionnisme commercial en tant qu'objectif global du principe de non-discrimination dans le domaine commercial.
Or, le protectionnisme commercial est resté profondément ancré dans les politiques des pays développés, réduisant les possibilités offertes aux pays en développement d'accroître leurs échanges.
L'ampleur de l'effet de ce protectionnisme serait de l'ordre de 100 milliards de dollars de manque à gagner pour les pays en développement, soit deux fois l'APD.
D'une manière générale, l'actuel niveau élevé des prix agricoles sur l'ensemble des marchés rend caduques les raisons d'accorder d'importantes subventions agricoles et d'appliquer des politiques commerciales protectionnistes.
L'OMC avait beau défendre les vertus du libre-échange, les flux commerciaux étaient régis par les politiques commerciales protectionnistes des grands pays industrialisés et par les stratégies mondiales des STN.
De plus, le démantèlement des mesures protectionnistes, et notamment des nouvelles barrières non tarifaires, pourrait prendre très longtemps, et le commerce mondial en serait affecté pendant des années.
Suite à l'effondrement de la production et de l'emploi intérieurs, on commence à observer des mesures commerciales à visée protectionniste dans le cadre de certaines politiques de redressement nationales.
Ils ont permis que les marchés restent ouverts, et que les difficultés économiques de certaines nations ne soient pas amplifiées par un regain de protectionnisme chez leurs partenaires commerciaux.
L'existence de marchés ouverts et d'un système commercial réglementé, s'appuyant sur l'Organisation mondiale du commerce, constituerait un rempart essentiel contre le protectionnisme et la politique du chacun pour soi.
Les principes relatifs à la non-discrimination dans le domaine commercial visent avant tout à réduire le protectionnisme et à améliorer les conditions de concurrence, plutôt qu'à favoriser une égalité réelle.
Les inégalités croissantes en matière de revenus entre les pays développés et les pays en développement et un protectionnisme accru dû à l'effondrement du Cycle de Doha sont d'autres sujets de préoccupation.
Si les industriels français redoutent la concurrence « sauvage » et réclament la mise en place d’un dispositif protectionniste, ils ne sont pas les seuls.
Par ailleurs, le gouvernement chinois s'opposera fermement à tout protectionnisme commercial et défendra les droits légitimes des entreprises chinoises à l'étranger.