L'opinion exprimée est que les titres nobiliaires sont de nature purement symbolique et honorifique, et sont dépourvus de toute incidence juridique ou matérielle.
4 L'auteur affirme que la loi espagnole, qui régit la succession aux titres nobiliaires, maintient la tradition sexiste antérieure et est discriminatoire à l'égard des femmes.
La prétention de l'auteur qui demandait à être reconnue comme l'héritière d'un titre nobiliaire reposait sur la loi espagnole et non pas sur une aspiration capricieuse.
3 L'État partie souligne également que la promulgation de nouvelles dispositions législatives relatives à la transmission des titres nobiliaires permettra à l'auteur de bénéficier d'un nouveau recours interne.
Il n'est pas contesté, en l'espèce, que le titre nobiliaire en question est de nature purement symbolique et honorifique et qu'il est dépourvu de toute incidence juridique ou factuelle.
Les écritures et la littérature anciennes indiquent la place importante que des sports comme le tir à l'arc, le levé de poids et la lutte occupaient dans l'éducation des princes.
Elle allègue que la préférence accordée à l'héritier mâle dans l'ordre de transmission des titres nobiliaires constitue une violation de la Convention en général, et de l'alinéa f) de l'article 2 en particulier.
Mais, en fin de compte, même avec cette réserve, l'Espagne n'a pas tenté d'établir une protection spéciale pour perpétuer la discrimination fondée sur le sexe dans le partage des autres titres aristocratiques.
L'article premier dit clairement que les hommes et les femmes ont même droit de succession aux titres nobiliaires et qu'il ne doit pas y avoir de préférence fondée sur le sexe.
2 L'auteur affirme qu'elle ne pourra se prévaloir d'aucune procédure additionnelle en vertu de la nouvelle loi sur la transmission des titres nobiliaires puisque la loi ne s'appliquera pas à son cas.
Elle allègue que la préférence accordée à l'héritier mâle dans l'ordre de transmission des titres nobiliaires constitue une violation de la Convention en général, et de l'alinéa f) de l'article 2 en particulier.
Qui plus est, elle déboucherait sur une autonomie susceptible de donner à la population les moyens d'agir pour que les élites isolées n'agissent plus en tant que seuls décideurs de l'avenir des peuples.
D'après elle, l'État partie prétend contester les titres nobiliaires, mais uniquement pour ce qu'ils ont été et ce qu'ils ont représenté par le passé, et non pour ce qu'ils sont dans la société espagnole contemporaine.