Cela signifie que je soupçonne fort M. le comte de G... d’être votre associé dans cette heureuse combinaison dont je n’accepte ni les charges ni les bénéfices.
Alors on vous saura abandonnée, et l’on vous croira pauvre ; car moi seul connais votre situation financière et suis prêt à vous rendre mes comptes en loyal associé.
Il est évident que s’il prend un associé qui n’a pas de fonds à verser dans son commerce, c’est dans l’espoir de se faire un compagnon qui ne le quitte jamais.
Si j’étais seul, je vous tendrais la main, mon cher Dantès, et je vous dirais : C’est fait ; mais j’ai un associé, et vous savez le proverbe italien : « Che a compagne a padrone.»
Mais songes-tu, lui répétait-il, que je t’associe, ou, si tu l’aimes mieux, que je te donne quatre mille francs par an ? et tu veux retourner chez ton M. de Rênal, qui te méprise comme la boue de ses souliers !