Le tribunal a considéré que seuls les trois dessins établissant un rapport entre Mahomet et le terrorisme étaient susceptibles d'être jugés insultants.
Tous les musulmans ne respectaient pas toujours cette interdiction puisque Mahomet avait fait, par le passé, et continuait de faire l'objet de représentations respectueuses.
M. Diène s'est référé aussi au contexte intellectuel de la polémique sur les appels à la haine, en rappelant la publication controversée des caricatures du prophète Mahomet.
Les réactions aux caricatures de Mahomet montrent à quel point la compréhension et le dialogue culturels sont importants pour prévenir les conflits fondés sur les divisions religieuses.
Enfin, ma délégation voudrait évoquer la gravité des événements qui sont survenus suite à la publication récente et renouvelée, dans divers journaux, des caricatures blasphématoires du prophète Mahomet.
Les Palestiniens avaient organisé la veille plusieurs marches symboliques vers Jérusalem, pour célébrer le jour de la venue du prophète Mahomet à Jérusalem et sa montée au ciel.
La publication par la presse occidentale des caricatures du prophète Mahomet a déclenché des commentaires irréfléchis qui ont porté atteinte à la réputation et à l'honneur de millions de personnes.
Des scènes pareilles se passaient, comme on sait, dans l’étendue de plus de trois cents lieues, sans qu’on manquât aux cinq prières par jour ordonnées par Mahomet.