J'aimerais citer quelques mots d'une étude très importante intitulée « Greed and Grievance », étude qui fait date sur le lien entre conflits et ressources.
Les terroristes risquent d'exploiter les vulnérabilités et les griefs qui contribuent à nourrir le terrorisme au niveau local, et s'associent rapidement à d'autres facteurs internationaux.
L'analphabétisme, l'indigence, l'intolérance, le racisme, l'injustice sociale et politique, et d'autres sources de malheurs sont tous des facteurs qui offrent un terrain fertile au terrorisme.
Mais, parfois, cela n'a fait qu'attiser des ressentiments et encourager des affrontements qui sapent l'intégrité socioéconomique des États pluriethniques et rendent plus difficile de les gouverner.
Le résultat prévisible de cette situation est une haine et un ressentiment de plus en plus profonds, qui se manifestent par un cycle ininterrompu de violence.
Ce n'est que si nous affrontons en toute honnêteté l'histoire - et en nous repentant - que nous pourrons espérer réellement transcender les appréhensions concernant le passé.
Ces activités créent une nouvelle réalité sur le terrain et de nouveaux griefs dans un conflit ancien, et ne peuvent que compliquer la recherche d'une solution future.
Très souvent, on trouve à l'origine des conflits des griefs réels et graves fondés sur de profondes injustices subies ou sur la frustration des aspirations légitimes des peuples.
Il s'agit peut-être de la forme la plus difficile de prévention, car les conflits laissent toujours derrière eux des méfaits impunis, des revendications insatisfaites et des ambitions déçues.