Avant de regarder Rastignac, elle jeta sur son mari de craintifs regards qui annonçaient une prostration complète de ses forces écrasées par une tyrannie morale et physique.
Allait-il les pousser encore, les faire s’entêter à la résistance, maintenant qu’il n’y avait ni argent ni crédit ? et quel serait le dénouement, s’il n’arrivait aucun secours, si la faim abattait les courages ?
Exaltée par un sentiment dont elle était fière et qui l’emportait sur tout son orgueil, elle eût voulu ne pas laisser passer un instant de sa vie sans le remplir par quelque démarche extraordinaire.
Fouqué, ravi de voir enfin son ami répondre à son idée dominante, lui détailla longuement et à cent francs près, ce qu’il tirerait de chacune de ses propriétés.