Ceux des services relevant de l'administration locale (police, par exemple) sont d'un grand intérêt, tout comme les registres des cimetières et des morgues.
Des responsables de la morgue de l'Hôpital général à Port-au-Prince ont signalé à la MINUSTAH plusieurs cas d'enfants des rues abattus par des inconnus.
Les éléments de preuve disponibles montrent que la grande majorité des corps qui attendent dans les morgues d'être autopsiés présentent des trous de balle.
Les organes peuvent être obtenus de personnes vivantes ou décédées sans le consentement des membres de la famille ou peuvent être volés dans les morgues.
À titre d'exemple, sur 5 330 personnes admises dans ses morgues dont 880 victimes de mort violente, l'IML n'a effectué que 160 autopsies, soit 18 % du total.
Le HCDH a en outre obtenu des informations indiquant que les employés de la morgue d'Andijan auraient été contraints de falsifier les registres de décès.
Des corps ont été récupérés par des véhicules des forces de l'ordre ou des corbillards et transportés dans des morgues publiques ou privées aux alentours d'Abidjan.
Disons tout de suite que plus tard, après l’action, quand les cadavres furent portés à la morgue et fouillés, on trouva sur Le Cabuc une carte d’agent de police.
Le couteau de Caderousse, la lanterne sourde, le trousseau de clefs et les habits, moins le gilet, qui ne put se retrouver, furent déposés au greffe ; le corps fut emporté à la Morgue.