Ce tutoiement lui fit perdre la tête, ou du moins ses soupçons s’évanouirent ; il osa serrer dans ses bras cette fille si belle, et qui lui inspirait tant de respect.
La malheureuse regarda autour d’elle. Il n’y avait personne que la religieuse et monsieur le maire. À qui pouvait s’adresser ce tutoiement abject ? À elle seulement. Elle frissonna.
Ce tutoiement, dépouillé du ton de la tendresse, ne faisait aucun plaisir à Julien, il s’étonnait de l’absence du bonheur ; enfin pour le sentir, il eut recours à sa raison.