La première s'est produite à la fin de l'ère glaciaire quand l'homme a utilisé son savoir pour semer et obtenir ainsi une source alimentaire plus stable.
L'on sait que les changements climatiques contribuent à la fonte et au recul des glaciers et à l'augmentation de la superficie et du nombre de lacs glaciaires.
On a établi qu'il existait une corrélation entre l'intensité du mouvement des glaces et celle de l'activité cyclonique, l'advection thermique et l'augmentation de l'enneigement de la calotte glaciaire.
En effet, les dynamiques glaciaires constatées dans les récentes observations des glaces, mais prises en compte en partie dans les modèles examinés dans le quatrième rapport d'évaluation, pourraient accélérer la fonte.
En raison de la fonte des calottes glaciaires, mon pays insulaire de faible élévation est vulnérable à un second type d'extinction, à savoir qu'il risque de disparaître sous les vagues de l'océan.
Le but était de recueillir des données spatiales en temps réel pour suivre et évaluer (dans l'espace et dans le temps) la couverture nivale, la couverture glaciaire et la superficie des prairies humides.
De plus, une telle explosion glaciaire pourrait provoquer de très lourds dégâts sur nos centrales hydroélectriques et mettre en péril le secteur de l'électricité, qui reste la principale source de revenus du Bhoutan.
Cette mission fournit non seulement un cliché d'ensemble du mouvement des glaces mais aussi permet, de façon importante, de mieux appréhender les causes et les modalités de ces modifications de la calotte glaciaire.
Les méthodes spatiales offraient de nouvelles possibilités d'observer l'évolution de la longueur, de la superficie et de la masse des glaciers ainsi que de la dynamique glaciaire sur des régions très vastes et reculées.
Les premières analyses démontrent qu'en seulement trois ans, la marge glaciaire d'Amery a avancé de 5 kilomètres, alors que le glacier Shirase, situé dans le secteur de l'océan Indien, a reculé de 12 kilomètres.