Les carrés, rongés par cette cavalerie forcenée, se rétrécissaient sans broncher. Inépuisables en mitraille, ils faisaient explosion au milieu des assaillants. La figure de ce combat était monstrueuse.
Les premières lueurs de l’aube, sans doute, déterminèrent la retraite des assaillants, qui détalèrent vers le nord, de manière à repasser le ponceau, que Nab courut relever immédiatement.
Tout à coup les cuirassiers, assaillants, se sentirent assaillis. La cavalerie anglaise était sur leur dos. Devant eux les carrés, derrière eux Somerset ; Somerset, c’étaient les quatorze cents dragons-gardes.
Les assaillants, laissant leurs morts et leurs blessés, refluaient pêle-mêle et en désordre vers l’extrémité de la rue et s’y perdaient de nouveau dans la nuit. Ce fut un sauve-qui-peut.
Les assaillants, en se ruant dans le cabaret, les pieds embarrassés dans les panneaux de la porte enfoncée et jetée à terre, n’y trouvèrent pas un combattant.
Vingt hommes à la barricade. Six embusqués aux mansardes et à la fenêtre du premier pour faire feu sur les assaillants à travers les meurtrières des pavés.
C’est davantage l’idée d’un choc en retour : on parle d’un effet boomerang : on a bien atteint son ennemi, mais il y a un deuxième temps de l’attaque qui va être nuisible à l’assaillant.
Le gouvernement ivoirien affirme quant à lui qu'il n'a " pas de certitudes sur le nombre d'assaillants" ayant tué 18 personnes dimanche à Grand-Bassam.